Restauration de la chapelle Saint-Séverin : nouvelles du chantier

Publié le 20 décembre 2022

Le chantier de la chapelle Saint-Séverin a débuté en octobre 2022 avec l'installation des échafaudages. Comme prévu, le nettoyage des peintures murales a pu démarrer mi-novembre. En parallèle, des travaux se poursuivent dans le cloître sur la partie extérieure de la chapelle.

Restauration de la chapelle Saint-Séverin : nouvelles du chantier

Un peu plus d'un mois après le lancement de la campagne pour la restauration de la chapelle Saint-Séverin, voici un point sur l'avancement du chantier.

Où en est le chantier aujourd'hui ?

La progression du chantier est rapide. De larges zones sur les murs de la chapelle des deux saints Séverin sont à présent nettoyées. Les couleurs de la voûte, des étoiles et des fleurs, retrouvent tout leur éclat.

 La crasse très épaisse qui camouflait les peintures murales disparaît progressivement pour laisser transparaître la beauté de la palette de couleurs de Sébastien Cornu. Les prochaines étapes seront de retirer le vernis, fixer les morceaux qui se décollent et retoucher les peintures présentant des lacunes.

Sur le mur extérieur de la chapelle, le chantier avance bien lui aussi, avec une reprise des manques et le remplacement des pierres les plus abîmées.

Les vitraux de Jean Bazaine seront quant à eux nettoyés début 2023.

 

Les peintures murales des deux saints Séverin

La double chapelle autrefois appelée « chapelle du Thabor » ou « chapelle de la Transfiguration » fut dédiée dans la deuxième moitié du XIXe siècle aux saints homonymes titulaires de l’église qui vécurent tous deux aux Ve-VIe siècle.

Réalisées par Sébastien Cornu, les peintures murales de la chapelle des deux saints Séverin  représentent sur le mur de gauche l'ermite parisien et sur le mur de droite l’abbé d’Agaune (Suisse), dans deux scènes de grande ampleur (5,25 mètres sur 2,30 m). Des drapés peints ornent le registre inférieur.

Le premier saint Séverin est un ermite qui, selon la tradition, vécut aux abords de la Seine. Son existence est attestée par une vie de Clodoald (petit-fils de Clovis), auquel il remit l’habit religieux. Cette scène est représentée sur le mur de gauche, ainsi que l’indique l’inscription : « Beatus Clodoaldus a S. Severino, Parisiensi monacho, religiosum habitum accipit » - Saint Cloud reçoit de saint Séverin, moine de Paris, l'habit religieux. L’ermite serait mort sous le règne de Childebert, le 24 novembre 555.

Le second saint Séverin est également contemporain de Clovis. Il fut abbé de l'abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, en Valais (Suisse). En 504, Clovis, gravement malade, fit venir le moine près de lui. La peinture murale reprend cet épisode, où l'on voit également sainte Clothilde, épouse de Clovis : « S. Severinus, abbas Agaunensis, casubula Clodovis imposita eum a febre liberat » - Saint Séverin, abbé d’Agaune, guérit Clovis de la fièvre en lui imposant son manteau. Saint-Séverin meurt à Château-Landon sur le chemin du retour le 11 février 507 (date non confirmée). Au moment de sa mort, Clovis ordonna à son fils Childebert de bâtir une église sur le lieu de la sépulture de Saint-Séverin, ce qui donnera naissance au monastère saint-Séverin de Château-Landon.

L'avancement de la restauration permet de re-découvrir de nombreux détails de ces deux peintures murales. On peut ainsi  déjà voir ressortir à droite ci-dessous les croix et motifs du drapé vert (derrière sainte Clothilde, Clovis et saint Séverin), ainsi que que les couleurs et constrastes.

 

 

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