Sauvegarder l’église Saint-Merry

Une église gothique flamboyant en plein cœur de Paris

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L'une des filles de la Cathédrale
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L'une des filles de la Cathédrale

Située près du Centre Georges Pompidou, l’église Saint-Merry est considérée comme l’une des quatre filles de la cathédrale Notre-Dame de Paris. De style gothique flamboyant, elle possède l’un des orgues les plus prestigieux de Paris ainsi qu’une grande collection de peintures des 17e et 19e siècles.

 

Bien que construite en pleine Renaissance, l’église porte tous les caractères des édifices du Moyen-Âge : son portail est rempli de détails élégants et très symboliques.

 

La tradition rapporte que cette partie de la rive droite fut connue depuis fort longtemps par son caractère sacré, et qu’il s’y dressait 3 mégalithes adorés par les Gaulois. Le nom de Saint Merry viendrait de l’abbé saint Médéric. En 884, lors du dernier siège de Paris par les Normands, l’évêque de Paris Gozlin fait exhumer et mettre en châsse les restes de Saint Merry, désormais considérés comme des reliques. C’est à cette époque que Saint Merry est choisi pour devenir le saint patron de la rive droite. Construite dans la première moitié du XVIe siècle, Saint-Merry a été enrichie et modifiée au cours des siècles suivants. Elle témoigne de l’histoire de la spiritualité et de l’évolution des formes de piété de la Renaissance à nos jours. Elle est aussi un exemple achevé des variations du goût et de la sensibilité esthétique. À ce double titre, elle intéresse aussi bien le visiteur, le croyant que l’historien d’art.

 

Depuis quarante ans, l’église est animée par une communauté très dynamique qui vient de tous lieux de la région francilienne, notamment pour ses célébrations. Ce lieu, riche de son patrimoine historique, a reçu pour mission d’être aussi une passerelle avec l’art de notre temps, tant dans le champ musical que visuel. De nombreuses expositions s’y déroulent durant l’année et la Nuit Blanche est l’occasion pour des dizaines de milliers de personnes de la visiter. La croissance du nombre de touristes à Paris et la situation face au centre Pompidou font de cette église de l’hyper centre un lieu d’attraction croissant et un espace exceptionnel de visibilité des campagnes de restauration.

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Une église fortement dégradée
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Une église fortement dégradée

L’église est aujourd’hui très fortement dégradée ; elle a d’ailleurs été inscrite sur la liste des 67 édifices en péril dans le monde par le World Monuments Fund. Elle a fait l’objet d’une campagne de restauration pluriannuelle commencée en 2000. La façade a ainsi pu être restaurée mais à l’arrière, l’église reste noircie et sa balustrade est très abimée.

Les restaurations nécessaires sont conséquentes, et s’inscrivent sur le long terme.

 

Parmi les chantiers prioritaires se trouvent :

  • Les verrières du transept Sud dont certaines comportent des vitraux figuratifs du XVIe siècle
  • Le Grand Orgue : construit en 1647 et classé Monument Historique, cet orgue exceptionnel a été modifié successivement par tous les grands facteurs (Clicquot en 1781, Cavaillé-Coll en 1857, Gonzalez en 1947). Des organistes prestigieux comme Couperin ou Saint-Saëns en ont été titulaires.
  • Les chapelles, dont la Chapelle de la Vierge fortement dégradée par les infiltrations (Boiseries du XIXe, revêtements, autels en marbres, vitraux)
  • La Gloire par les Frères Slodtz, soleil entouré d’angelots, dans le plus pur style baroque (1758)
La Gloire des Frères Stoldz
La Gloire des Frères Stoldz

La Gloire des Frères Stoldz

les statues des apôtres de la façade principale avant restauration
les statues des apôtres de la façade principale avant restauration

les statues des apôtres de la façade principale avant restauration

(c) fcChapelle bas côté sud
(c) fcChapelle bas côté sud

(c) fcChapelle bas côté sud

(c) fcVitrail de la Chapelle de la Vierge
(c) fcVitrail de la Chapelle de la Vierge

(c) fcVitrail de la Chapelle de la Vierge

(c) B.NottinVitraux en restauration, baie Sud du choeur
(c) B.NottinVitraux en restauration, baie Sud du choeur

(c) B.NottinVitraux en restauration, baie Sud du choeur

(c) B. NottinVitraux en restauration, baie Sud du choeur
(c) B. NottinVitraux en restauration, baie Sud du choeur

(c) B. NottinVitraux en restauration, baie Sud du choeur

Vitrail de la verrière Sud du choeur en restauration en 2019
Vitrail de la verrière Sud du choeur en restauration en 2019

Vitrail de la verrière Sud du choeur en restauration en 2019

(c) fcChantier de réfection des vitraux de la verrière sud du choeur
(c) fcChantier de réfection des vitraux de la verrière sud du choeur

(c) fcChantier de réfection des vitraux de la verrière sud du choeur

(c) B. Nottin
(c) B. Nottin
Restaurer une verrière XVIème

Montant du mécénat nécessaire : 110 000 €

Calendrier de travaux envisageable : printemps-été 2019

 

La « guérison du boiteux à la Belle Porte du temple de Jérusalem » est une verrière datée de 1540. Elle est attribuée à un peintre-verrier prestigieux de la Renaissance française, Jean Chastellain.

 

Ce récit (Actes des Apôtres 3.1-10) met en scène Pierre et Jean allant prier au temple. Près de la Belle Porte se tient un mendiant infirme de naissance. Pierre lui dit : ‘Au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche » et le boiteux, guéri, entre dans le temple avec les apôtres.

 

Les vitraux doivent être restaurés et consolidés, leurs ferronneries remplacées ou traitées contre la corrosion. Ils recevront des panneaux de doublage afin de leur assurer une conservation durable.

 

 

Anne Pinto Peintre-verrier
La parole à…Anne Pinto, restaurateur de vitraux

Restaurer des vitraux est un travail minutieux où l’on vise l’excellence avec humilité – qu’il s’agisse de ceux des églises…

Anne Pinto, Peintre-verrier,

Les actualités de l'église Saint Merry

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